L’histoire a commencé fin septembre. Au fond du jardin, une vieille ruche abrite une colonie paisible d’abeilles. On ne récolte pas le miel, il s’agit plutôt pour nous de favoriser le développement de ces insectes indispensables à la pollinisation mais bien malmenés par la pollution des pesticides.
Et puis voilà qu’apparaissent quelques frelons asiatiques cherchant à rentrer dans la ruche. On place des pièges, on en trucide quelques uns à la raquette électrique…c’est efficace mais bientôt nous voilà débordés par le nombre des assaillants. Et un soir, on n’a pu que constater qu’ils avaient réussi à piller la ruche, la vidant de ses occupantes.
Tristesse, colère, on est passé par tous les stades de la déception.

Et puis arrive le temps de la réflexion : on a remarqué que les frelons arrivaient et repartaient toujours du même côté, ce qui nous a permis d’orienter les recherches du nid en sachant que celui-ci a un rayon d’action de 200 mètres.
Les nids de frelons sont souvent perchés à la cime des arbres, dans le feuillage, et donc difficiles à localiser. Mais avec une bonne paire de jumelles, il a fini par être localisé dans un pré derrière le château, à 25 mètres de haut.


Maintenant, que faire ? Car il faut agir vite, avant que les frelons ne partent s’enterrer pour l’hiver.
L’Association des apiculteurs de Côte d’Or est contactée…pas de réponse à ce jour.
Par contre, deux autres associations (lefrelon.com et fredon.fr) ont immédiatement réagi pour apporter leur aide concernant la localisation et la destruction du nid.
Il apparaît rapidement que l’intervention d’un professionnel avec une perche est impossible, compte-tenu de la hauteur.
Une entreprise spécialisée avec l’utilisation de drone a été contactée : « Les drones de St André ». Un premier rendez-vous ayant dû être annulé à cause d’un vent violent, c’est le lendemain matin de bonne heure que l’opération a pu avoir lieu, avant que les frelons ne quittent le nid pour leurs expéditions meurtrières.
Le drone est chargé de munitions : des billes d’insecticide à base de chrysanthème.
Puis il prend son envol, se positionne en vol stationnaire au-dessus du nid pour viser l’ouverture et tire en rafale à l’intérieur. L’opération aura duré moins de 5 minutes.
Le produit restera actif 3 jours .
Il aura fallu 2 interventions pour en venir à bout, compte-tenu de la taille du nid.


Avant d’en arriver là, quelques gestes préventifs sont importants à faire par tous : le piégeage des reines, dès le mois de mars, avec le piège fourni par la municipalité, est fondamental.
Si un nid est repéré, il faut le signaler immédiatement à la mairie et surtout ne pas tirer au fusil dedans (si, si ! Certains le font!), ça ne sert à rien et c’est dangereux.